Les changements à la collecte des matières résiduelles, l’été passé, ont donné passablement de pain sur la planche au Bureau de l’ombudsman de Gatineau (BOG). La situation est devenue à ce point «critique», en août 2024, que pour la première fois depuis de nombreuses années, l’urbanisme ne figure pas au sommet du peu enviable palmarès des services ayant fait l’objet du plus grand nombre de plaintes.
C’est ce qui ressort du rapport annuel du BOG présenté, mardi matin, par l’Ombudsman, Maryline Caron. Le «chien de garde des Gatinois» a reçu 430 demandes de citoyens au courant de la dernière année, ce qui représente une augmentation historique de 50 % par rapport à l’année précédente. Le service de l’eau et des matières résiduelles est responsable de près de quatre requêtes auprès de l’Ombudsman sur dix.
«L’augmentation s’explique simplement par la situation critique qu’il y a eu au courant de l’été concernant la collecte des matières résiduelles, a résumé Mme Caron. Le problème est directement lié à l’introduction des camions à chargement latéral. Juste en août, nous avons reçu 107 demandes de citoyens. Certains citoyens se plaignaient que la collecte n’avait pas été faite depuis un mois. […] Les citoyens étaient exaspérés. Ç‘a été une période difficile. Je me rappelle qu’il y avait des plaintes concernant les matières résiduelles lors de mon entrée en fonction, en 2017, mais rien de cette ampleur.»
Maryline Caron a expliqué avoir été en «constante discussion» avec le service des matières résiduelles tout au long de la crise pour tenter de régler les écueils qui survenaient. Elle a précisé que ses interventions ont permis des accommodements et des améliorations rapides au service sur le terrain. À de nombreuses reprises, le BOG a partagé de l’information de nature opérationnelle avec les citoyens afin d’éviter que ces derniers s’adressent au 3-1-1, déjà débordé par l’augmentation des appels.«J’en ai parlé à la direction de la Ville, le plan de communication aurait pu être renforcé, a indiqué Mme Caron. La communication aurait pu être plus fréquente avec la population. Je pense aussi qu’un projet-pilote dans un quartier donné pour former les camionneurs aurait pu permettre d’éviter des situations problématiques.»
La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, a salué l’apport de l’Ombudsman dans les efforts pour améliorer le service de collecte des matières résiduelles pendant cette période au cours de laquelle les Gatinois ont été appelés à changer leurs habitudes rapidement.